Commele souligne l'agence de l'eau Loire-Bretagne dans le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage) 2022-2027, adopté le 3 mars dernier, « pour les algues vertes, l'azote apparaßt bien le facteur principal responsable de la diminution plus ou moins rapide de la croissance des algues, aprÚs le bloom printanier,

RĂ©colte d’algues Formulaires RĂ©glementation Pour trouver toutes les dĂ©libĂ©rations relatives aux algues de rives en Bretagne rendez-vous sur le moteur de recherche des dĂ©libĂ©rations et arrĂȘtĂ©s du CRPMEM Bretagne. Calendriers de pĂȘche AGRID Projet menĂ© en collaboration entre le CRPMEM Bretagne, les CDPMEM 22/29, la STATION BIOLOGIQUE de ROSCOFF et AGROCAMPUS OUEST. Le projet AGRID dĂ©finit et met en place des outils et mesures de gestion permettant d’optimiser l’activitĂ© de rĂ©colte. Plus d’informations.
RĂ©myLucas, un entrepreneur français, a mis au point un bioplastique Ă  base d'algues brunes de Bretagne. Le principal avantage de ce matĂ©riau innovant baptisĂ© Algopack est d'ĂȘtre 100% biodĂ©gradable en seulement quelques heures. Il offre donc une solution originale au problĂšme des dĂ©chets plastiques qui viennent grossir chaque jour le
87 0Loading... Immersions locales EngagĂ©es pour un tourisme responsable, les stations balnĂ©aires du littoral breton ont dĂ©ployĂ© des actions variĂ©es pour prĂ©server l’environnement et la biodiversitĂ© sur leur territoire. Retour en images sur des initiatives vertueuses qui allient bien-ĂȘtre en vacances et respect de l’écosystĂšme. Devenir incollable sur les algues de nos cĂŽtes Ă  Cancale Rendez-vous sur l’estran Ă  Cancale avec AnnaĂŻck, au pied de la Ferme Marine, pour en savoir plus sur les vertus culinaires et mĂ©dicinales des algues. Une heure de balade qui se conclut par la dĂ©gustation d’un dĂ©licieux tartare d’algues. Miam ! A Dinard, on interprĂšte les 4 saisons dans l’assiette Au restaurant Ombelle » Ă  Dinard, Ludivine et Alexandre proposent une carte composĂ©e au fil des saisons, valorisant le circuit court des producteurs qui les fournit et la fraĂźcheur des herbes aromatiques et lĂ©gumes de leur propre potager. Ce restaurant convivial reflĂšte leur vision d’une cuisine authentique et instinctive. Naviguer en eaux
 et Ports propres » Ă  Saint-Cast-Le Guildo Seule dĂ©marche de Gestion Environnementale des ports de plaisance Ă  l’échelle europĂ©enne, la certification Ports Propres » tĂ©moigne de la pertinence des actions mises en place par Saint-Cast-Le Guildo pour rĂ©duire l’impact de son activitĂ© portuaire. Erquy labellisĂ© Grand Site de France Paysages remarquables, faune prĂ©servĂ©e, flore foisonnante
 Le Grand Site Cap d’Erquy Cap FrĂ©hel abrite un patrimoine paysager, naturel, culturel exceptionnel grĂące Ă  un long travail de prĂ©servation et de valorisation. Ce qui lui vaut aujourd’hui le label Grand Site de France. APIcitĂ© pour les abeilles Ă  PlĂ©neuf-Val AndrĂ© EngagĂ©e dans la protection des abeilles et insectes pollinisateurs, PlĂ©neuf-Val-AndrĂ© a reçu le label APIcitĂ© en 2021. Un signal fort qui encourage la station Ă  multiplier les actions en ce sens animations scolaires, rucher pĂ©dagogique, crĂ©ation d’une association
. Explorer l’estran en famille Ă  Binic-Etables-sur-Mer Avec le Sac Marin, dĂ©couvrez l’estran et ses habitants oiseaux, crustacĂ©s, coquillages
 en toute autonomie. ÉlaborĂ© par l’Office du Tourisme de Binic-Étables-sur-Mer et un guide naturaliste, ce kit pĂ©dagogique contient tout le matĂ©riel nĂ©cessaire pour une sortie familiale Ă©puisette, seau, rĂ©glette, sel, loupe, horaires des marĂ©es et carnet d’exploration avec de nombreuses informations. De quoi devenir incollable sur cet Ă©cosystĂšme fragile et sur la nĂ©cessitĂ© de le prĂ©server. Des sorties Z’éco-Nature Ă  Saint-Quay-Portrieux Mieux connaĂźtre son environnement, c’est mieux le protĂ©ger. L’Office de tourisme de Saint-Quay-Portrieux propose ainsi des sorties Z’éco-Nature avec un guide naturaliste, qui mettent notamment en lumiĂšre les supers pouvoirs des petites bĂȘtes du bord de mer ou les trĂ©sors de la laisse de mer. Vis ma vie
 de garde du littoral Ă  Perros-Guirec ! En charge de l’animation et de la gestion du site naturel de Ploumanac’h, la Maison du Littoral de Perros-Guirec fait partager aux visiteurs le quotidien des gardes du littoral. Une façon ludique de montrer la nĂ©cessitĂ© de leur mission de protection du patrimoine. A TrĂ©beurden, on laisse tranquille la laisse de mer Accumulation par la mer de dĂ©bris naturels sur la plage, la laisse de mer joue un rĂŽle Ă©cologique dans la vie du littoral. Pour cette raison, TrĂ©beurden nettoie ses plages de maniĂšre raisonnĂ©e et sensibilise le public panneaux, sortie pĂ©dagogique Ă  ce sujet. A Locquirec, on trie plus et mieux ses dĂ©chets À l’image de nombreux acteurs touristiques Ă  Locquirec, le Camping Municipal du Fond de la Baie se mobilise pour amĂ©liorer le tri sĂ©lectif et la gestion de ses dĂ©chets au quotidien. Ouvert Ă  l’annĂ©e, il sensibilise aussi ses clients Ă  l’importance de cette pratique. Visite Ă  la voile Ă  Plougasnou Embarquez sur le vieux grĂ©ement Amzer’zo On a le temps » en Breton pour dĂ©couvrir la Baie de Morlaix depuis la mer. Une navigation douce, conviviale et respectueuse de l’environnement qui vous fera voguer de Roscoff Ă  Plougasnou en passant par la rade de Morlaix. A Carantec, on prend soin des arbres NichĂ© au cƓur d’une forĂȘt centenaire prĂšs de Carantec, l’Écopark de PenzĂ© mĂšne une gestion responsable de ce site de 12 hectares. Chaque saison, les parcours accrobranches sont notamment dĂ©placĂ©s pour ne pas blesser » les arbres et les laisser grandir librement. Au menu du jour Ă  Roscoff dĂ©marche Ă©co-responsable À Roscoff, le CafĂ© Ty Pierre participe depuis 2019 Ă  une dĂ©marche environnementale d’excellence menĂ©e par l’ADEME Agence de la transition Ă©cologique. Les bonnes pratiques mises en place achats, eau, dĂ©chets
 doivent servir de rĂ©fĂ©rentiel Ă  un futur Écolabel EuropĂ©en Restaurateurs ». Sensibiliser en pleine nature Ă  Plouescat A proximitĂ© de Plouescat, la Maison des Dunes de Keremma propose des animations ludiques et pĂ©dagogiques comme Coquillages et laisse de mer ». Une sortie familiale qui fait dĂ©couvrir les trĂ©sors de l’estran et les bonnes pratiques pour le prĂ©server. A Plouguerneau, on joue au gardien de phare Louer la maison des gardiens du phare de l’üle Vierge, au large de Plouguerneau, est dĂ©sormais possible ! Une occasion hors du commun de vivre au cƓur des Ă©lĂ©ments marins, seul ou Ă  plusieurs dans cet Ă©co-gĂźte d’exception qui peut accueillir 9 personnes. Faire la fĂȘte de maniĂšre responsable Ă  LandĂ©da À LandĂ©da, l’engagement est festif ! Tous les Ă©vĂšnements organisĂ©s et co-organisĂ©s par la commune se font sous le signe d’une gestion plus responsable en sensibilisant Ă  la rĂ©duction de dĂ©chets comme aux mobilitĂ©s douces. Pour les fĂȘtes maritimes Abers 2022 », produits locaux, vaisselle rĂ©utilisable, compost, toilettes sĂšches, navettes collectives, viennent en appui du village DĂ©veloppement Durable. Eduquer pour protĂ©ger Ă  Camaret-sur-Mer Camaret-sur-Mer sensibilise le public aux rĂšgles Ă  respecter ne pas prĂ©lever ou dĂ©grader les roches, dĂ©truire la flore ou la faune, faire du feu, camper
 au sein de la RĂ©serve afin de prĂ©server les richesses gĂ©ologiques et biologiques qui ont conduit au classement du site. Crozon-Morgat Espace Remarquable de Bretagne La RĂ©serve naturelle rĂ©gionale des sites gĂ©ologiques de la presqu’üle de Crozon, compte 27 sites exceptionnels par leur patrimoine et leur biodiversitĂ©. CrĂ©e en 2013 par la RĂ©gion Bretagne, cet espace protĂ©gĂ© est labellisĂ© Espace Remarquable de Bretagne. Cueillette responsable des algues au Guilvinec WakamĂ©, chondrus crispus et salicorne sont les algues de nos rivages. Les reconnaĂźtre pour les cuisiner, c’est tout un art ! Scarlette Le Corre, spĂ©cialiste des algues, anime des ateliers au Guilvinec pour s’initier Ă  cette cueillette respectueuse de l’environnement. Eaux de baignade surveillĂ©es Ă  BĂ©nodet Depuis 10 ans, BĂ©nodet suit de prĂšs la qualitĂ© des eaux de baignade de ses 4 plages avec un double objectif respecter l’environnement et garantir la sĂ©curitĂ© sanitaire des usagers. En Ă©tĂ©, les analyses d’eau sont quotidiennes et leurs rĂ©sultats affichĂ©s en toute transparence. Plage sans tabac Ă  Fouesnant-les GlĂ©nan En 2016, Cap-Coz fut la 1Ăšre plage labellisĂ©e sans tabac » dans le FinistĂšre. Une initiative qui s’inscrit dans la volontĂ© de Fouesnant-les-GlĂ©nan de prĂ©server son environnement un seul mĂ©got peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau mais aussi de renforcer la prĂ©vention en matiĂšre de santĂ© publique. Depuis, d’autres destinations bretonnes en ont fait de mĂȘme ! NĂ©vez – Port Manec’h cohĂ©rence et complĂ©mentaritĂ© des solutions La protection du littoral est une prioritĂ© pour NĂ©vez – Port Manec’h. Plusieurs plages ont ainsi bĂ©nĂ©ficiĂ© de ganivelles pour maintenir le cordon dunaire, d’un plan de gestion des algues et de bacs Ă  marĂ©e pour collecter les dĂ©chets ramenĂ©s par les courants. A MoĂ«lan-sur -Mer, on joue collectif pour nettoyer les plages PrĂ©serv’Action Terre & Littoral est une association qui agit pour la prĂ©servation de l’environnement naturel dans le FinistĂšre et encourage l’engagement citoyen. Elle organise notamment des sessions de nettoyage des plages sur la commune de MoĂ«lan-sur -Mer. On hisse le Pavillon Bleu Ă  Clohars-CarnoĂ«t Depuis 2009, toutes les plages de Clohars-CarnoĂ«t arborent le Pavillon Bleu. Un label qui rĂ©compense la qualitĂ© des eaux de baignade mais aussi la gestion Ă©co-responsable du littoral et les actions menĂ©es pour le prĂ©server bacs Ă  marĂ©e, nettoyage des plages
. Montrer la voie Ă  Carnac EngagĂ©e dans une dĂ©marche globale d’éducation et de sensibilisation Ă  la prĂ©servation de son environnement, Carnac offre une eau de baignade irrĂ©prochable label Pavillon Bleu pour deux plages mais aussi des zones non-fumeur » et des bacs Ă  marĂ©e sur toutes ses plages. Valoriser la navigation Ă©co-responsable Ă  Arzon Au dĂ©part de Port du Crouesty Ă  Arzon, cabotez dans le Golfe du Morbihan avec Avel Plaisance. LabellisĂ©e Valeurs Parc Naturel RĂ©gional du Golfe du Morbihan », cette sortie fait le lien entre la pratique de la voile et la dĂ©couverte du patrimoine maritime du Golfe. A Damgan, on teste les algues comestibles Chevelure de sirĂšne, dulse poivrĂ©e, laitue de mer
 Vous saurez presque tout sur les algues comestibles aprĂšs cette balade sur l’estran de la pointe du Lenn Ă  Damgan. MĂ©lanie Chouan, guide nature, vous apprendra Ă  les reconnaĂźtre, les rĂ©colter et les cuisiner. Passionnant ! On consacre la moule de Bouchot Ă  PĂ©nestin ConstituĂ©s d’alignements de pieux, les parcs Ă  bouchots de PĂ©nestin produisent des moules de grande qualitĂ© grĂące Ă  la puretĂ© des eaux de la Vilaine. Un mode de culture unique qui vaut Ă  la moule de Bouchot son inscription au Patrimoine Culturel ImmatĂ©riel français.

Résumé: La pollution des algues vertes, due à un taux élevé de nitrates dans l'eau, touche la cÎte bretonne. La commune de Binic, CÎtes-d'Armor, est donc contrainte de nettoyer

Tout le monde connait les algues. Notamment l’étĂ©, avec celles qui s’échouent sur les plages et sur lesquelles personne n’ose marcher, ou encore celles qui nous gĂąchent l’existence car elles dĂ©gagent des odeurs nausĂ©abondes
 Alors qu’elles subissent depuis plusieurs annĂ©es un discrĂ©dit mĂ©diatique non mĂ©nagĂ©, les algues pourraient devenir une des clĂ©s pour l’évolution de la vie de l’Homme. D’un aspect parfois dangereux, celles-ci constituent bien une mine d’intĂ©rĂȘts qui regorge d’applications toutes aussi intĂ©ressantes que porteuses d’espoir pour la santĂ©, l’alimentation, l’industrie et l’environnement
 et tant d’autres choses que la science n’a pas encore dĂ©couvertes/corrĂ©lĂ©es. Voici un tour d’horizon d’une forme de vie complexe 
 LES POLLUTIONS ET LES ALGUES Vertes, jaunes, rouges, brunes
 leurs couleurs nous permettent une premiĂšre classification qui nous aide Ă  diffĂ©rencier ces algues endĂ©miques, c’est-Ă -dire, attachĂ©es Ă  une rĂ©gion. Sans parler des microalgues qui ont Ă©tĂ© recensĂ©es dans presque tous les ocĂ©ans du globe, comme l’a prouvĂ© le scientifique Johan DĂ©celĂ©, chercheur au laboratoire de physiologie cellulaire et vĂ©gĂ©tale de Grenoble, suite Ă  l’expĂ©dition Tara OcĂ©ans. Alors que les algues brunes, comme les sargasses, viennent rĂ©guliĂšrement s’échouer sur les cĂŽtes, notamment dans les CaraĂŻbes, celles-ci provoquent des vagues dĂźtes de pollution, forçant parfois les riverains Ă  ne plus frĂ©quenter ces plages voire mĂȘme Ă  quitter les lieux lorsque les habitations sont trop proches. Si les algues ne sont pas toxiques en elles-mĂȘmes, ce sont les Ă©manations qu’elles dĂ©gagent en sĂ©chant qui produisent de l’hydrogĂšne sulfurĂ© et de l’ammoniac, qui peuvent provoquer des maux de tĂȘte, des nausĂ©es et des vomissements. Il est vrai qu’à partir d’un certain niveau de concentration, les Ă©manations dĂ©gagĂ©es par les sargasses attaquent aussi les mĂ©taux, allant jusqu’à dĂ©truire motos, voitures ou ordinateurs. En prĂ©vention, certains Ă©tablissements scolaires ont mĂȘme Ă©tĂ© fermĂ©s en mai 2019 en Guadeloupe. Les sargasses ont commencĂ© Ă  attirer l’attention en 2011 sur les cĂŽtes des caraĂŻbes, annĂ©e depuis laquelle les quantitĂ©s Ă©chouĂ©es semblent avoir fortement augmentĂ©es. Les scientifiques expliquent cette augmentation en partie Ă  cause des apports en nitrates et phosphates de l’Amazonie, avec la surexploitation agricole, et le rĂ©chauffement de l’eau. Pour contrer cette invasion, des ingĂ©nieurs dĂ©veloppent des techniques et engins pour les rĂ©colter en mer, Ă©vitant l’échouage et les Ă©manations qui arrivent sur les plages. A certains endroits, des flotteurs sont installĂ©s pour arrĂȘter les algues avant leur arrivĂ©e sur les plages. Elles sont ensuite rĂ©coltĂ©es en mer Ă  l’aide de bateaux Ă©quipĂ©s de rampes de ramassage, puis elles sont stockĂ©es loin des habitations jusqu’à ce qu’elles pourrissent. En France aussi, nous sommes touchĂ©s par ce phĂ©nomĂšne sargasse Ă  travers la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane. En mĂ©tropole nous connaissons autrement un rapport similaire avec les algues vertes et brunes qui se dĂ©posent sur nos plages et pourrissent au bout de quelques heures de la mĂȘme maniĂšre que les sargasses, en dĂ©gageant de l’hydrogĂšne sulfurĂ© provoquant malaises voire dĂ©cĂšs. En cause, les nitrates et l’azote rejetĂ©s par les eaux usĂ©es venant des Ă©levages de la rĂ©gion, en Bretagne notamment, et qui se retrouvent dans l’eau de mer aux abords des plages. Les communes sont souvent contraintes d’interdire les accĂšs aux zones concernĂ©es pour protĂ©ger les promeneurs ainsi que les animaux le temps que le ramassage s’effectue, mais les pertes Ă©conomiques pour le tourisme et la conchyliculture ne sont pas nĂ©gligeables. Et aucune solution efficace ne vient enrayer ces phĂ©nomĂšnes rĂ©pĂ©titifs. De prime abord, cela constitue un frein et un obstacle Ă  l’économie locale. Conscients que ce microorganisme puisse impacter la sociĂ©tĂ© humaine, les intĂ©rĂȘts publics et privĂ©s ont mandatĂ© l’IFREMER Ă  effectuer un travail de suivi des pollutions par les algues » pour prĂ©venir d’éventuels dĂ©sagrĂ©ments des bulletins d’alerte sont communiquĂ©s, notamment pour la microalgue Dinophysis qui produit des toxines diarrhĂ©iques, induisant des risques sanitaires pour les consommateurs de coquillages. Sa dĂ©tection peut entrainer des fermetures de zones conchylicoles. Les microalgues toxiques sont suivies grĂące au rĂ©seau de surveillance Rephy-Rephytox Ă  travers des observations, des prĂ©lĂšvements, des dĂ©nombrements au microscope et des analyses de toxines. Ailleurs dans le monde les dommages des activitĂ©s humaines sont bien plus alarmants avec toujours la mĂȘme constante une Ă©closion/explosion bloom en anglais d’algues des suites d’une agriculture intensive, industrielle qui renvoie des cocktails de fertilisants et de pesticides, en plus des eaux non retraitĂ©es rejetĂ©es sur les cĂŽtes. La saisonnalitĂ© des ouragans et des saisons de pluies qui balaient les polluants depuis les terres jusqu’aux cĂŽtes, font de la Floride un cas tout particuliĂšrement critique. L’occurrence est annuelle, aux alentours d’octobre ; plus centaines de tonnes d’animaux Ă©chouĂ©s morts sur les plages sont ramassĂ©s chaque Ă  annĂ©e 1000 tonnes en 2019 avec l’émergence saisonniĂšre des algues vertes-bleues. Celles-ci s’accroissent de par la forte teneur en nitrogĂšne et en phosphore dans les eaux rĂ©pandues. C’est le phĂ©nomĂšne Red Tide », traduisez MarĂ©e rouge », qui annihile la vie marine. Tortues, dauphins, requins, lamentins, coquillages, poissons et crustacĂ©s
 tous succombent aux neurotoxines qui contaminent les strates de la chaine alimentaire. MĂȘme l’Homme qui frĂ©quente ces zones est impactĂ© avec des phĂ©nomĂšnes d’asthme et d’amnĂ©sie. Dans l’hĂ©misphĂšre sud, le rĂ©chauffement climatique est lui un facteur d’accroissement exponentiel comme au Chili, oĂč c’est l’algue Pseudo Nitzschia qui sĂ©vit, toujours en rĂ©actions aux polluants issus des activitĂ©s humaines, et qui dĂ©cime les populations de rorqual borĂ©al. En 2015, on atteignait 343 de ces mammifĂšres retrouvĂ©s Ă©chouĂ©s avec comme point commun d’ĂȘtre morts en mer, sans avoir Ă©tĂ© tuĂ©s par des orques, ni avoir subi de barotraumatismes comme certaines activitĂ©s de forages ou militaires peuvent engendrer. Le responsable de cette hĂ©catombe Ă©tait bien l’acide domoĂŻque propre Ă  cette algue. Cette neurotoxine a infiltrĂ© le systĂšme nerveux des baleines depuis l’estomac de ces derniĂšres. Sa toxine aurait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© responsable d’échouages massives de rorquals dans les mĂȘmes zones il y a plusieurs millions d’annĂ©es Ă  en croire les scientifiques. Une situation cyclique connue Ă©galement en Argentine, dans la pĂ©ninsule de ValdĂšs, en 2005. En NorvĂšge et en Colombie Britannique aussi, les microalgues continuent de ravager les Ă©levages aquacoles de saumons rĂ©duisant la productivitĂ© Ă  nĂ©ant, mais aussi l’écosystĂšme entiĂšrement contaminĂ©. En Antarctique, la prolifĂ©ration d’algues rouge sur les glaciers, qui deviennent couleurs pastĂšque, serait aussi due au rĂ©chauffement climatique. Ce phĂ©nomĂšne est favorisĂ©, comme ailleurs, par l’appĂ©tence de ces organismes pour l’eau et les polluants prĂ©sents sur les lieux. Le hic Ă©tant que leur couleur diminue le rĂ©flĂ©chissement des rayons du soleil, ce qui entraine l’accĂ©lĂ©ration de la fonte des glaciers. Pourtant ce qui apparait Ă  diffĂ©rents Ă©gards comme une nuisance dans un premier temps, Ă  juste titre lorsqu’on constate la destruction du vivant, peut se rĂ©vĂ©ler salvatrice pour l’Homme et les ocĂ©ans, ce qui peut, ou doit changer notre regard sur cette composante incontournable des espaces marins
 RÉACTIONS IMMUNITAIRES ET ANTI-POLLUANT L’observation des exemples d’envahissement des algues rĂ©pond toujours de la mĂȘme recette rejets massifs d’eau non retraitĂ©s, rejets de produits pesticides et fertilisants, augmentation de la tempĂ©rature de l’air et de l’eau et un rayonnement du soleil direct
 Devant ces conditions, les algues s’apparentent plus Ă  une rĂ©action d’un systĂšme immunitaire ocĂ©anique. Un marqueur visible et olfactif de l’état de santĂ© des ocĂ©ans. Car il s’agit Ă©videmment d’une rĂ©action Ă  la pollution humaine. Lorsque nous sommes malades, nous produisons des globules blancs, et notre systĂšme immunitaire se met en marche pour chasser les virus, bactĂ©ries et autres substances qui causent un dĂ©sĂ©quilibre dans notre corps, pour les renvoyer Ă  l’extĂ©rieur. Les algues exercent les mĂȘmes fonctions pour les ocĂ©ans. Mais aussi pour l’air. Elles sĂ©questrent des polluants qu’elles libĂšrent hors de l’eau en pourrissant sur les plages, ou en les stockant avant des transformer en nutriments dans d’autres cas. C’est donc un alliĂ© pour prĂ©server ou plutĂŽt rĂ©tablir l’équilibre dans les mers du monde. Un agent infiltré  filtrant. La sociĂ©tĂ© Saumon de France, qui exploitent des fermes d’élevage de saumons dans la rade de Cherbourg, mise d’ailleurs sur ce principe de fonctionnement pour amĂ©liorer la qualitĂ© des eaux pour ses bassins et pour l’environnement avoisinant. Une technologie plus efficace, moins chĂšre que les traitements chimiques et disponible en abondance sur le territoire ! Les algues jouent aussi le rĂŽle de filtre pour l’air elles jouent un rĂŽle essentiel dans la synthĂ©tisation du carbone et contribuent Ă  limiter l’effet de serre grĂące Ă  leur photosynthĂšse fixation du carbone. De plus, elles absorbent du dioxyde de carbone qu’elles transforment en sucre pour leur croissance et rejettent de l’oxygĂšne, favorisant ainsi le dĂ©veloppement du plancton et participant, comme les arbres, Ă  limiter l’effet de serre. A Bangkok, en ThaĂŻlande, un hĂŽtel rĂ©ussit Ă  absorber plus de 40 fois son impact carbone, en cultivant des algues sur son toit, tout en produisant un produit prisĂ© par les consommateurs occidentaux la spiruline ! Un modĂšle qui a Ă©tĂ© repris par plus d’une centaine d’autres hĂŽtels et qui tend Ă  se dĂ©mocratiser. En France c’est dans ce but que la sociĂ©tĂ© Fermentalg a installĂ© 4 colonnes d’algues Ă  Paris et sa couronne pour tester son systĂšme de dĂ©pollution. À la suite de quoi les Ă©tudes ont montrĂ© une diminution des particules fines de 66% Ă  99%, et la rĂ©duction des Ă©missions de dioxyde d’azote de 76% Ă  97% selon l’Institut Français National de l’environnement industriel et des risques. Ceci reprĂ©sente l’équivalent annuel des Ă©missions de 150 voitures. ALTERNATIVE AUX ÉNERGIES FOSSILES Pour sa croissance, l’algue ne consomme pas d’engrais, pas de pesticides et peu d’eau, cela rend sa production modĂ©rĂ©ment coĂ»teuse
 donc trĂšs rentable. A la vue de tous les bĂ©nĂ©fices possibles, de gros groupes industriels ainsi que des nouvelles start-ups investissent depuis quelques annĂ©es dans la R&D pour trouver des alternatives au pĂ©trole. Les chercheurs de plusieurs pays dans le monde effectuent des tests afin de trouver les meilleures combinaisons possibles de microalgues, parmi les Ă  un million d’espĂšces existantes. Ils recherchent en particulier les plus riches en lipides car c’est cette richesse qui est intĂ©ressante pour la production des biocarburants. Les microalgues accumulent entre 60 % et 80 % de leur poids en acides gras, et certaines espĂšces produisent des rĂ©serves de lipides allant jusqu’à 70 % de leur masse. Les chercheurs en extraient une huile qui sert de carburant. Un test grandeur nature a mĂȘme dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© par la sociĂ©tĂ© Fermentalg, encore elle, sur une voiture ordinaire sans modification du moteur, en 2012, incorporant 7 % de biocarburant d’algues dans son biodiesel. Plus rĂ©cemment la sociĂ©tĂ© NĂ©omĂ©rys, laurĂ©ate de plusieurs concours d’innovation, a imaginĂ© un concept innovant utiliser la sĂšve d’arbres pour amĂ©liorer la productivitĂ© des algues et essayer de faire baisser les coĂ»ts finaux du biocarburant d’algues. Deux des entreprises françaises Ă  suivre dans les prochaines annĂ©es. Les recherches faites par les scientifiques laissent penser que les algues seront utiles dans notre quotidien. En Allemagne par exemple, les algues sont testĂ©es comme source de chaleur pour le chauffage de bĂątiments. Le mĂ©canisme est assez simple, c’est la photosynthĂšse, produite par les algues en reproduction, contenues dans d’immenses panneaux en verre, qui dĂ©gage de la chaleur. Cette chaleur est ensuite stockĂ©e par une centrale et rĂ©partie pour chauffer l’eau et l’air du bĂątiment. Toujours le bĂątiment connaissez-vous la peinture Ă  l’algue ? La sociĂ©tĂ© bretonne Felor a créé toute une gamme de peinture Ă  base d’algues appelĂ©e Algo, se substituant aux produits issus du pĂ©trole et proposant une gamme totalement Ă©co-responsable. ALTERNATIVE AUX EMBALLAGES PLASTIQUES Certaines entreprises, tel que Algopack, basĂ©e Ă  Saint-Malo, l’utilise comme matiĂšre premiĂšre pour sa fabrication de plastique biosourcĂ© Ă  partir d’algues. Au Mexique, une jeune femme a créé Sarganico une entreprise qui rĂ©cupĂšre les sargasses pour en faire des cahiers, des agendas, des chemises ! Mais la plus belle prouesse vient actuellement d’IndonĂ©sie avec la start-up Evoware, dirigĂ© par David Christian, 25 ans, qui a mis au point un emballage Ă©phĂ©mĂšre qui se dissout au contact de l’eau et qui peut directement ĂȘtre consommĂ© par l’utilisateur, notamment lorsqu’il est utilisĂ© pour remplacer les boites en carton des sandwiches ou les gobelets Ă  usage unique dans les fast-foods. Une application qui se dĂ©cline Ă©galement pour les sachets de thĂ©, pour les aliments en unidose mais aussi pour les produits type savons et shampooing. Dans le pays qui souffre le plus au monde de la pollution plastique, cette initiative rĂ©pond de la volontĂ© de rĂ©duire de 70% les dĂ©chets plastiques d’ici 2025. Une ambition qui s’appuie sur un atout majeur l’IndonĂ©sie est le pays qui produit le plus d’algue rouge, idĂ©ale pour la crĂ©ation d’emballage alternatif. PROBIOTIC ALIMENTAIRE ET AGRICOLE En plus des 72 500 algues recensĂ©es, il existe entre 200 000 et 800 000 types de microalgues. Ces organismes microscopiques constituent gĂ©nĂ©ralement le premier maillon d’une chaĂźne alimentaire et sont Ă  l’origine de quasiment toute la matiĂšre organique dans un Ă©cosystĂšme. L’Europe et les pays industrialisĂ©s utilisent des microalgues en tant que complĂ©ments alimentaires pour lutter contre la malnutrition ainsi que pour l’aquaculture. La plupart des algues utilisĂ©es comme complĂ©ment alimentaires sont consommĂ©es pour leur richesse en minĂ©raux. La spiruline est par exemple trĂšs riche en fer, la chlorelle aide Ă  l’élimination des mĂ©taux lourds, l’algue Klamath contient 20 acides aminĂ©s et 60 minĂ©raux, la Fucus est utilisĂ©e comme coupe-faim, 
 Concernant les algues Ă  mettre directement dans l’assiette telles que la nori, la dulse, la kombu, le wakamĂ©, le haricot et la laitue de mer, toutes mĂ©riteraient d’ĂȘtre mieux connues et apprĂ©ciĂ©es. Elles sont riches en minĂ©raux et oligoĂ©lĂ©ments. Elles contiennent du magnĂ©sium, du potassium, du fer et jusqu’à 10 fois plus de calcium que le lait, mais aussi des protĂ©ines et toutes les vitamines dont la fameuse B12, qui fait si souvent dĂ©faut aux vĂ©gĂ©tariens et vĂ©gĂ©taliens. Les algues aident Ă  amĂ©liorer le transit et comptent parmi les chĂ©lateurs les plus efficaces contre les mĂ©taux lourds et les pesticides. Les asiatiques les ajoutent d’ailleurs frĂ©quemment au quotidien dans leur alimentation, alors pourquoi pas vous ? ParallĂšlement Ă  son utilisation en cuisine, les industriels les proposent comme ingrĂ©dients dans leurs recettes tel que l’agar-agar un extrait d’algues rouges est utilisĂ© comme gĂ©lifiant. L’entreprise Algaia spĂ©cialisĂ©e dans les extraits naturels d’algues pour des crĂšmes desserts, cosmĂ©tiques, masques faciaux, a choisi d’implanter son centre R&D Ă  Saint-LĂŽ dans la Manche depuis octobre 2016. Autrement plus valorisable, les algues rouges ont une teneur en protĂ©ines atteignant jusqu’à 47% de leur poids sec, contre 25% pour le soja. Mais le record d’apport nutritionnel reste pour la spiruline. Pour 100 grammes de spiruline, vous gagnerez prĂšs de 2 fois plus de calories, 2 fois plus de protĂ©ines que pour 100 grammes de protĂ©ines animales. Sans le cholestĂ©rol et avec des vitamines en pagaille A, B2-2-3-5-6-7-8-9-12, E, C, K, des antioxydants et des OligoĂ©lĂ©ments. Si ce n’est pas pour la consommation humaine directe, cela constitue des bĂ©nĂ©fices considĂ©rables pour l’amĂ©lioration du rendement dans les Ă©levages agricoles et aquacoles, en remplaçant les protĂ©ines animales et de soja conventionnelles ! Sans parler du bĂ©nĂ©fice environnemental quand on sait que la culture du soja intensive est la premiĂšre cause de dĂ©forestation au monde. Exit le coĂ»t de transport pour tous les pays cĂŽtiers. APPLICATION CIRCULAIRE ET OPTIMISÉE Nous ne pouvons pas ici dĂ©crire toutes les utilisations des algues tellement elles sont diverses et variĂ©es. L’avenir nous surprendra encore avec de nouvelles dĂ©couvertes et utilisations faites en phycologie Ă©tude des algues. Nous espĂ©rons que les avancĂ©es technologiques permettront de continuer leur culture sans dĂ©tĂ©riorer les environnements marins et aller dans le sens de l’écologie. L’enjeu de nos sociĂ©tĂ©s Ă  garder Ă  l’esprit rĂ©side dans la lutte contre le gaspillage. Imaginez une culture d’algue sur un hectare, gĂ©nĂ©rant 1000 tonnes d’algues par an, qui produirait aprĂšs fermentation 585 mĂštres cube de gaz mĂ©thane par jour. Que cette production de gaz aurait un coĂ»t de production 8 fois infĂ©rieur au gaz de chyste et au pĂ©trole. Que les dĂ©chets rĂ©cupĂ©rĂ©s aprĂšs fermentation pourraient servir d’engrais 20 ans d’engrais par hectare, ce qui augmenterait les revenus de l’exploitation. Et cerise sur le gĂąteau, que la culture d’algue initiale permette de multiplier par 10 la densitĂ© de la biodiversitĂ© huitres, mollusques, poissons, crustacĂ©s
. Ce n’est plus une utopie. C’est le modĂšle dĂ©crit par Gunter Pauli, dans son modĂšle Blue Economy », qui a Ă©tĂ© vĂ©rifiĂ© sur l’Ile d’El Hierro, dans les Canaries, ainsi qu’en Argentine. Un exemple parfaitement optimisĂ© de l’utilisation de ces algues qui outre ses bĂ©nĂ©fices pour nos modes de vie, participe Ă  la rĂ©gĂ©nĂ©ration des Ă©cosystĂšmes marins. Une approche qui remet clairement en doute la pertinence de l’approche du gouvernement français vis-Ă -vis du problĂšme sargasses » en Guadeloupe celui-ci prĂ©voit de mettre en branle une logistique pour rĂ©colter les sargasses avant qu’elles n’envahissent le littoral et n’altĂšre l’attractivitĂ© touristique de l’üle. Cette rĂ©colte se justifie entre autre pour filtrer les eaux environnantes contaminĂ©es par le chlordĂ©cone en cuisant les algues Ă  600 degrĂ©s, on en tire un charbon actif qui retient 80% de ce pesticide. Mais ce qui semble ĂȘtre une bonne initiative pourrait s’avĂ©rer ĂȘtre un drame pour la biodiversitĂ© les sargasses sont un vĂ©ritable refuge, une oasis, pour les poissons, invertĂ©brĂ©s et certaines tortues marines qui viennent y pondre leurs Ɠufs lorsque ceux-ci flottent en pleine mer. Les ocĂ©ans nous offrent encore une fois une ressource que nous nous acharnons Ă  mĂ©priser si on ne l’apprĂ©hende pas sĂ©rieusement. Une ressource qui se dĂ©veloppe aussi vite qu’une bactĂ©rie et qui croit 10 fois plus vite que la canne Ă  sucre. Essayez d’enrayer leur prolifĂ©ration reviendrait Ă  tondre la pelouse 3 fois par jour. Voila qui doit pousser les citoyens, les Ă©lus et les entreprises Ă  dĂ©finir entiĂšrement notre dĂ©ploiement d’énergie et d’investissements pour notre futur. Source 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 algue sargagasse algaia ifremer algopack peinturealgo gunterpauli blueeconomy fermentalg neomerys sarganico avenir spiruline klamath kombu nori wakamĂ© dulse chlorelle fucus tara antarctique felor evoware
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Les algues de Bretagne Osez les lĂ©gumes de la mer ! Les algues, extraordinaire source de bienfaits Incontournables en bord de mer, on pense connaĂźtre les algues mais elles ont plus d’un secret Ă  nous dĂ©voiler. Les algues n’ont pas de racines mais des crampons pour s’accrocher aux rochers. Elles puisent donc leurs bienfaits directement dans l’eau de mer et sont un vĂ©ritable concentrĂ© d’oligo-Ă©lĂ©ments, d’iode, de vitamines et de sels minĂ©raux. UtilisĂ©es depuis le 17Ăš siĂšcle dans l’agriculture, les algues sont aujourd’hui un ingrĂ©dient qui s’impose dans la cuisine bretonne. Sur prĂšs de 800 espĂšces d’algues prĂ©sentes en Bretagne, une dizaine d’espĂšces comestibles est autorisĂ©e Ă  la vente. Algues sous la mer©Algues sous la merNicolas Job Roscoff, "capitale" des algues©Roscoff, "capitale" des alguesAlexandre Lamoureux - Sensation Bretagne OĂč sont-elles produites ? Saviez-vous que le littoral breton est le plus grand champ d’algues d’Europe ? Roscoff est Ă  ce titre devenue la capitale de l’algue » avec son centre de recherche de renommĂ©e internationale. C’est Ă©galement ici que se situe la plus importante entreprise de rĂ©colte d’algues de rives, BRETALG, qui fournit de nombreux industriels en algues alimentaires biologiques depuis 1991. En Bretagne, la production d’algues Ă  grande Ă©chelle se concentre principalement dans le Parc marin d’Iroise, ainsi qu’au large de la ceinture dorĂ©e du LĂ©on et de la cĂŽte de granit rose. En FinistĂšre sud, au large de Lesconil, on pratique mĂȘme l’algoculture comme Algolesko qui produit des laminaires sur prĂšs de 150 hectares. Les zones de production bĂ©nĂ©ficient d’une qualitĂ© des eaux remarquable permettant notamment la certification biologique des algues. Comment sont-elles rĂ©coltĂ©es ? Les algues sont rĂ©coltĂ©es Ă  la main sur l’estran Ă  marĂ©e basse, de prĂ©fĂ©rence lorsqu’elles sont encore immergĂ©es dans l’eau de mer. La rĂ©colte des laminaires, elle, se fait par bateau. Les goĂ©moniers » utilisent des vis sans fin munies d’un crochet aussi appelĂ©es scoubidous ». L’algoculture est aujourd’hui assez rĂ©pandue pour permettre de cultiver des variĂ©tĂ©s spĂ©cifiques. Une fois cueillies, les algues sont lavĂ©es pour ĂȘtre dĂ©barrassĂ©es des rĂ©sidus de sable et de coquillages. Laminaires rĂ©coltĂ©es par Algoplus©Laminaires rĂ©coltĂ©es par AlgoplusKasia Wandycz La pĂȘche des algues au "scoubidou" dans l'archipel de MolĂšne©La pĂȘche des algues au "scoubidou" dans l'archipel de MolĂšneEmmanuel Berthier RĂ©colte de laminaires en pleine mer©RĂ©colte de laminaires en pleine merAlgolesko Bab 1554©bord Ă  Bord©Haricots de merPascal LĂ©opold - Bord Ă  Bord Algue brune, le kombu royal©Algue brune, le kombu royalAlgolesko ReconnaĂźtre les algues alimentaires On distingue les algues par leur couleur. A noter que la criste marine et la salicorne ne sont pas des algues mais des plantes marines. Algues brunes Le Haricot de mer aussi appelĂ© spaghetti de mer » en rĂ©fĂ©rence Ă  son aspect long et plat, il peut atteindre 4 mĂštres. Il se consomme comme un lĂ©gume, cuit Ă  l’eau ou poĂȘlĂ©. Le Kombu Royal c’est une laminaire Ă  la consistance charnue et au goĂ»t fumĂ©. Il s’utilise en bardage des poissons ou des viandes. Le WakamĂ© son aspect lui vaut le surnom de fougĂšre de mer. On apprĂ©cie sa saveur iodĂ©e, crue en salade ou ajoutĂ© aux soupes et aux prĂ©parations chaudes. Algues rouges La Dulse algue fine et translucide au goĂ»t corsĂ©, elle se marie trĂšs bien pour dĂ©guster coquillages et crustacĂ©s. On la retrouve aussi sous forme de paillettes ou en chips. Le Nori ingrĂ©dient phare des sushis, cette algue avec sa saveur lĂ©gĂšrement fumĂ©e se dĂ©guste aussi sous forme de tartare, de pestos, comme condiment ou en chips. Algues vertes La Laitue de mer Sa saveur proche de l’oseille invite Ă  la consommer crue en salades, dans des smoothies, en chips ou en papillotes. Algues bleues La spiruline La spiruline, vous connaissez ? En cuisine, en complĂ©ment alimentaire ou en cosmĂ©tique, c’est LA micro-algue du moment. Et pour cause, ses propriĂ©tĂ©s sont incroyables pour renforcer l’immunitĂ© et pallier les carences. Elle contient par exemple trois fois plus de protĂ©ines que la viande ! En Bretagne, cette algue d’un beau bleu Ă©meraude sĂ©duit un nombre croissant de producteurs spĂ©cialisĂ©s Spiru’Breizh dans le Golfe du Morbihan, Dana Spirulina Ă  cĂŽtĂ© de Redon, Cyane Ă  Plougastel-Daoulas, Spiruline de Bretagne Ă  Douarnenez. Smoothie cassis spiruline ©Smoothie cassis spiruline Aqua B Spiruline Dana Spirulina©Spiruline Dana SpirulinaDana Spirulina 2015 0804©HĂŽtel Le Royal La Baule - Restaurant Le Fouquet'sFabrice Rambert Thalasso BarriĂšre la Baule -Recette Lentilles Corail de Mikael Amisse©Thalasso BarriĂšre la Baule -Recette Lentilles Corail de Mikael AmisseLaurent Fau St Jacques coco, wakamĂ©, citron vert©St Jacques coco, wakamĂ©, citron vertIsabelle GuĂ©gan - GlobeXplore Les bonnes adresses pour dĂ©guster les algues A l’HĂŽtel de la mer de Brignogan, on est fou des algues ! Elles se dĂ©clinent pendant tout votre sĂ©jour, de la balade sur l’estran Ă  la carte du chef MickaĂ«l Renard et ses cours de cuisine aux algues, sans oublier les soins aux algues Ă  dĂ©couvrir au spa. Au restaurant Le Fouquet’s du Royal Thalasso & Spa – La Baule, venez dĂ©guster l’Algo Cuisine » du chef MikaĂ«l Amisse Hugo Roellinger Ă  ChĂąteau Richeux sublime sa cuisine iodĂ©e Ă  partir des Epices ocĂ©anes d’Olivier Roellinger, gamme d’épices et poudres d’algues InspirĂ© par la cuisine nippone, le chef Julien LemariĂ© cuisine les algues fraĂźches dans son restaurant Ima Ă  Rennes Quand les dĂ©guster ? La cueillette se fait principalement au moment des grandes marĂ©es lorsque l’estran se dĂ©couvre et donne plus facilement accĂšs aux algues de bord de mer. A la fin de l’hiver dĂ©bute la cueillette du kombu royal et du wakamĂ©. Au printemps, c’est au tour du nori, de la laitue de mer, de la dulse et du spaghetti de mer. La rĂ©colte s’arrĂȘte en Ă©tĂ© pour reprendre Ă  l’automne pour le nori, la dulse et la laitue de mer. Comment les consommer ? Cuites comme un lĂ©gume, en tartares et confits Ă  dĂ©guster en toasts Ă  l’apĂ©ritif, saupoudrĂ©es en paillettes sur les plats, en conserves artisanales pour un pique-nique, surprenez vos papilles avec les algues ! En poudre, les algues peuvent aussi remplacer le sel. En gĂ©lifiant comme l’agar-agar, elles remplacent la gĂ©latine. Lire aussiRecette d’houmous aux paillettes de wakamĂ© Houmous Paillettes Wakame 900x1238 900x675©Houmous aux tendres paillettes de wakamĂ©Maud Vatinel - Baroudeuse culinaire Salade de fruits et algues©Salade de fruits et alguesIsa GuĂ©gan - Globexplore Algues alimentaires©Algues alimentairesCentre d'Etude et de Valorisation des Algues Pots de tartares d'algues Bord Ă  Bord©Pots de tartares d'algues Bord Ă  BordBord Ă  Bord Shopping – OĂč les acheter ? Il existe de nombreux producteurs et transformateurs d’algues en Bretagne Algoplus Roscoff, rĂ©coltant et transformateur, propose des visites guidĂ©es pour dĂ©couvrir le mĂ©tier de goĂ©monier et assister aux Ă©tapes de fabrication dans la conserverie artisanale Bord Ă  bord, l’un des premiers Ă  avoir fait connaĂźtre les algues alimentaires en Bretagne, est spĂ©cialisĂ© dans les conserves d’algues condimentaires Ă  Roscoff. GlobeXplore produit depuis plus de 30 ans Ă  Rosporden des recettes Ă  base d’algues alimentaires et notamment ses Perles de Saveurs, petites sphĂšres gĂ©lifiĂ©es Ă  base d’algues au cƓur liquide proposĂ©es dans diffĂ©rentes saveurs. MarinoĂ«, producteur et transformateur d’algues et de spiruline biologiques Ă  Lesconil Mais aussi Alg’Emeraude Ă  Saint-Lunaire, Biocean Ă  Roscoff, Ocealg Ă  Edern, Algomanne Ă  Portsall, Alguerie au Guilvinec, L’üle aux algues et Algues Armorique en CĂŽtes d’Armor
 BiĂšre Ouessane aux algues©BiĂšre Ouessane aux alguesBrasserie des Abers Utilisation des algues de Bretagne©Utilisation des algues de BretagneJean-François Le Bescond - L'oeil de Paco CosmĂ©tique Phytomer Hydra Originel Ambiance©CosmĂ©tique Phytomer Hydra Originel AmbiancePhytomer Imagination sans limite Ă  partir des algues Les super propriĂ©tĂ©s des algues donnent jour aprĂšs jour de nouvelles idĂ©es aux crĂ©ateurs bretons. Gobelets rĂ©utilisables BeAlgue, peintures Ă©cologiques Algo, vĂȘtements Ă©thiques Mayway ou jouets de plage Coq en PĂąte sont rĂ©alisĂ©s Ă  partir d’algues bretonnes. Kids Love The Ocean 11©Jouets de plage Coq en PĂąteAlice Sebile - Coq en PĂąte Setplage Sealion Algoblend1©Set de plage fabriquĂ© Ă  base d'alguesCoq en PĂąte
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Desplages fermées au public, des odeurs pestilentielles, un spectacle de désolation. Les algues vertes envahissent la baie de Saint-Brieuc. Un phénomÚne
DerniĂšre mise Ă  jour le 20 janvier 2012 DESCRIPTION Ce guide de bonnes pratiques s'adresse Ă  tous les rĂ©coltants d'algues de rive et toutes les personnes de la filiĂšre algue et de la filiĂšre agrobiologique qui souhaitent connaĂźtre les pratiques de rĂ©coltes permettant une gestion durable des champs d'algues de rive. Il vise Ă  permettre une utilisation durable des ressources en diffusant aussi largement que possible les connaissances concernant ces algues afin que la rĂšglementation et les bonnes pratiques Ă  respecter soient connues de tout usager de l’ document contient des fiches prĂ©sentant des algues de rive, c’est-Ă -dire des algues fixĂ©es au sol et qui sont rĂ©coltĂ©es Ă  pied Ă  marĂ©e basse. Il existe d’autres modes d’exploitation des algues elles peuvent ĂȘtre pĂȘchĂ©es depuis des bateaux spĂ©cialisĂ©s lorsqu’elles sont situĂ©es sous le niveau de la basse mer principal mode d’exploitation des algues en France, ou ramassĂ©es en Ă©paves aprĂšs qu’elles aient Ă©tĂ© arrachĂ©es par la houle. Ces deux modes de rĂ©colte font rĂ©fĂ©rence Ă  des rĂšglementations diffĂ©rentes qui ne sont pas prĂ©sentĂ©es dans ce guide a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© dans le cadre du projet Algmarbio, dont l’objectif gĂ©nĂ©ral est le dĂ©veloppement de la filiĂšre Algues marines Bio bretonne. Il est le rĂ©sultat d’un travail de collecte de donnĂ©es scientifiques de la littĂ©rature, de consultation d’acteurs de la filiĂšre algues rĂ©coltants d’algues, scientifiques, administrations, entreprises de transformation d’algues, etc., d’un travail de terrain avec des rĂ©coltants d’algues, et de connaissances de principes de l’agriculture biologique. Il est basĂ© sur les principales algues rĂ©coltĂ©es en Bretagne, rĂ©gion française oĂč se dĂ©roule la majeure partie de l’activitĂ© de rĂ©colte d’algues en France. NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE DETAILLÉE keyboard_arrow_right Titre RĂ©colte des algues de rive - Guide des bonnes pratiques keyboard_arrow_right Type de documentation Brochures keyboard_arrow_right Date de publication 20 janvier 2012 keyboard_arrow_right Nombre de pages 47 pages keyboard_arrow_right Editeurs Inter Bio Bretagne keyboard_arrow_right Tags thĂ©matiques algue, agriculture biologique keyboard_arrow_right Langue Français

Vertes rouges ou brunes, treize espĂšces d’algues comestibles s’abritent sur les cĂŽtes bretonnes. Cette nouvelle tendance culinaire se dĂ©veloppe et conquiert de plus en plus de curieux. Les algues culinaires bretonnes intriguent. Son commerce s’élargit avec le temps, mais reste modeste dans notre pays. La France est le dixiĂšme producteur

Dans la famille des algues comestibles, il y a les fortes tĂȘtes comme le haricot de mer ou la laitue de mer. Puis il y a les plus discrĂštes, dont la dulse. Si elle est moins connue que les deux premiĂšres, elle reste une algue trĂšs intĂ©ressante. Ses qualitĂ©s nutritionnelles sont remarquables et son goĂ»t de noisette ravira toute la famille. Si vous souhaitez vous lancer dans la prĂ©paration des algues alimentaires et cuisiner la dulse, voici quelques explications et des idĂ©es de recettes. Qu’est-ce que la dulse ?Comment et oĂč cueillir la dulse ?Quels sont les bienfaits de la dulse ?Comment cuisiner la dulse ?Quelques idĂ©es recettes
 Qu’est-ce que la dulse ? La dulse, ou palmaria palmata de son petit nom, est une espĂšce d’algue rouge dont la couleur varie du rose au violet. On l’appelle Ă©galement tellesk, en Breton, ou goĂ©mon Ă  vache. Elle pousse en Atlantique et dans le Pacifique. La dulse fait partie des algues laminaires que l’on retrouve partout sur le littoral breton, d’autant qu’elle se dĂ©veloppe aisĂ©ment dans les zones Ă  forts courants. Elle se prĂ©sente sous la forme de longs rubans fins qui peuvent atteindre 50 cm. Cette algue alimentaire se dĂ©veloppe sur les rochers en dessous du niveau de la mer. Il n’est donc possible de la rĂ©colter qu’à mi-marĂ©e. Pour ne pas entraver le renouvellement de cette ressource marine, la rĂ©colte n’est autorisĂ©e que sur une certaine pĂ©riode du 1er avril au 31 dĂ©cembre. C’est une algue que l’on peut aussi retrouver en algoculture. Cette activitĂ© s’est dĂ©veloppĂ©e ces derniĂšres annĂ©es, les algues comestibles ayant suscitĂ© un rĂ©el engouement de la part des consommateurs en quĂȘte de nouvelles saveurs. C’est une activitĂ© de plus en plus active en Bretagne. Parmi les algues alimentaires proposĂ©es Ă  la vente, il y a aussi toute une gamme bio. VoilĂ  de quoi se rĂ©galer sainement et localement ! La cueillette de la dulse RĂ©colter vous-mĂȘme les algues que vous mangerez est une activitĂ© plaisante notamment pour les enfants. Allez-y sans hĂ©siter ! Respectez bien les dates rĂšglementaires, enfilez une combinaison ou un maillot de bain et partez Ă  mi-marĂ©e dans des zones Ă©loignĂ©es des ports de plaisance et de commerce. De cette façon, vous Ă©viterez les eaux polluĂ©es. Les algues que vous devez rĂ©colter sont celles encore accrochĂ©es aux rochers. Ce sont les seules qui sont propres Ă  la consommation. Celles qui flottent ou qui s’échouent sur les plages et les bancs de sable sont dĂ©jĂ  en train de se dĂ©composer. Elles ne sont donc plus mangeables. Pour permettre Ă  ces vĂ©gĂ©taux marins de repousser, il faut absolument laisser le pied de l’algue sur le rocher et couper les rubans Ă  25 cm. Il est important de laisser le minimum de traces de votre passage. Les bienfaits de la dulse Les algues font depuis longtemps partie de la cuisine traditionnelle asiatique. En Europe, leur consommation a variĂ© selon les Ă©poques. On pense gĂ©nĂ©ralement qu’on ne les mange que depuis une pĂ©riode rĂ©cente, pourtant des traces de dulse notamment ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes dans des restes de nourriture des Celtes ! Peut-ĂȘtre connaissaient-ils dĂ©jĂ  tous les bienfaits des algues pour notre organisme. Si l’on s’intĂ©resse de plus en plus aux algues, ce n’est effectivement pas pour rien. LĂ©gĂšres, digestes et riches en protĂ©ines, elles sont vous apporteront ce qu’il vous faut pour garder la forme. La dulse contient par exemple beaucoup de vitamines C plus qu’une orange !, d’acides aminĂ©s et de potassium pour faire le plein d’énergie. La dulse est une des algues les plus riches en iode, un oligo-Ă©lĂ©ment que notre organisme ne fabrique pas lui-mĂȘme. Il est essentiel au mĂ©tabolisme Ă©nergĂ©tique et est un rĂ©gulateur thyroĂŻdien. Demandez l’avis de votre mĂ©decin avant de manger de la dulse si vous avez des troubles mĂ©taboliques. L’apport en iode est essentiel pour les femmes enceintes et celles qui allaitent. Si les professionnels de la santĂ© leur prescrivent des mĂ©dicaments pour pallier leurs carences, sachez que la consommation d’algues peut ĂȘtre une bonne alternative, mais toujours avec l’approbation mĂ©dicale. Cuisiner la dulse En paillettes, sĂ©chĂ©e en branche ou fraiche vous trouverez la dulse dans tous ses Ă©tats directement chez les producteurs et dans les magasins spĂ©cialisĂ©s en produits artisanaux. Bien Ă©videmment, quelle que soit sa forme, la dulse accompagnera parfaitement vos plats de poissons et autres produits de la mer, mais pas seulement. En sauce, en salade, dans les soupes vous pourrez vous permettre d’ĂȘtre crĂ©atif. En effet, son goĂ»t de noisette, qui s’intensifie Ă  la cuisson se mariera parfaitement avec les viandes et les lĂ©gumes. Utilisez la dulse en paillettes pour assaisonner vos plats en fin de cuisson. C’est une maniĂšre trĂšs simple de dĂ©buter la cuisine des algues comestibles. La dulse sĂ©chĂ©e, quant Ă  elle, nĂ©cessitera une rĂ©hydratation en la laissant tremper entre 5 et 10 minutes dans de l’eau. L’algue fraiche peut ĂȘtre cuite Ă  l’eau, poĂȘlĂ©e seule ou avec des lĂ©gumes et elle passe trĂšs bien au four. Il ne faut pas oublier de la rincer Ă  grande eau avant afin d’en enlever le sel et le sable. Si vous voulez aussi apporter un cĂŽtĂ© croquant Ă  vos salades, ajoutez la dulse crue. Coupez-la seulement en petits morceaux et rĂ©galez-vous. Vous pouvez aussi l’associer Ă  d’autres algues wakamĂ©, laitue de mer ou encore nori, vous avez le choix ! IdĂ©es de recettes avec la dulse Crumble de lĂ©gumes au sarrasin et dulse Dans une cocotte, faites revenir un oignon et de l’ail finement une aubergine en dĂ©s et mettez-la dans la cocotte. Laissez cuire 15 ensuite trois courgettes que vous ajouterez dans le plat avec des tomates pelĂ©es. Laissez cuire de façon Ă  ce que tous les lĂ©gumes rendent leur selon vos goĂ»ts sel, poivre, puis thym, romarin ou bien paillettes de le four Ă  180° et prĂ©parez le crumble mĂ©langez 150 grammes de farine de sarrasin, 60 grammes de parmesan et 100 grammes de tous les lĂ©gumes dans un plat. Ajoutez des morceaux de dulse frais ou rĂ©hydratĂ©s puis rĂ©partissez le crumble cuire entre 20 et 30 minutes. Quiche lorraine revisitĂ©e Ă  la dulse PrĂ©chauffez votre four Ă  180°.Hachez assez grossiĂšrement 50 grammes de un saladier, fouettez 4 Ɠufs puis ajoutez 15 centilitres de crĂšme fraiche liquide et 10 centilitres de la revenir les lardons avec un oignon dans un filet d’huile d’olive Ă  la un plat Ă  tarte, Ă©talez une pĂąte les lardons dans le fond et versez par-dessus la cuir 35 Ă  45 minutes et servez avec une salade verte. Froide ou chaude, crue ou cuite, la dulse vous surprendra par son goĂ»t subtil. Les algues alimentaires apportent une touche d’originalitĂ©, et transforme les recettes les plus simples en plats raffinĂ©s en un rien de temps. N’oubliez pas de tester aussi ses cousines laitue de mer, wakamĂ©, spiruline ou encore haricot de mer.
ChristineLe Tennier, fondatrice de «Algues de Bretagne», le reconnaĂźt elle-mĂȘme: en France, la rĂ©colte des algues reste artisanale ce qui contraint parfois la dame –comble du paradoxe– Ă  importer sa laitue de mer! Car pas question, bien entendu, d’aller les recueillir lorsqu’elles se sont Ă©chouĂ©es sur les plages: une algue Ă  manger se ramasse encore
Nourrir les humains et les animaux, remplacer le plastique, servir de mĂ©dicament tout en limitant le rĂ©chauffement climatique
 Les algues marines offriraient un champ d'innovation immense pour aider la planĂšte. DĂ©cryptage. Du 9 au 11 fĂ©vrier, la ville de Brest, en Bretagne, accueillera le premier sommet international consacrĂ© Ă  la prĂ©servation des ocĂ©ans, appelĂ© One Ocean Summit. Une vingtaine de chefs d'État s'y rĂ©uniront aux cĂŽtĂ©s d'ONG de dĂ©fense de l'environnement et de scientifiques. Au programme faire un Ă©tat des lieux sur la situation des espaces maritimes, chercher des solutions concrĂštes pour les protĂ©ger mais aussi rĂ©flĂ©chir Ă  comment mieux les Potin, biologiste marin et directeur de recherche au CNRS, et Vincent Doumeizel, conseiller ocĂ©an au Pacte mondial des Nations unies, y seront pour prĂ©senter une solution. "Il faut miser sur les algues marines !", s'exclament-ils de concert, contactĂ©s par France 24. "Souvent, quand on parle d'algues, on a cette image nĂ©gative d'amas verts ou marrons Ă©chouĂ©s sur les plages en Bretagne ou dans les Antilles. C'est trĂšs dommage", dĂ©plore Philippe Potin. "Lorsqu'on les retrouve sur les plages, c'est parce qu'elles ont Ă©tĂ© arrachĂ©es Ă  leur socle Ă  cause de la pollution ou des activitĂ©s industrielles. Elles ne sont pas le problĂšme, elles en sont une consĂ©quence.""La rĂ©alitĂ©, c'est que ces vĂ©gĂ©taux jouent un rĂŽle primordial pour notre planĂšte", insiste le chercheur. Les algues sont aux espaces maritimes ce que les forĂȘts sont aux surfaces terrestres. "Elles aussi sont des poumons de la planĂšte. GrĂące Ă  leur photosynthĂšse, elles absorbent le CO2 et dĂ©gagent de l'oxygĂšne", explique le scientifique, spĂ©cialisĂ© sur la question au sein de la station biologique de Roscoff, en Bretagne. "À elles seules, elles sont responsables de la moitiĂ© du renouvellement en oxygĂšne sur Terre. Elles rendent un grand service au climat.""Elles sont aussi indispensables Ă  la vie dans l'ocĂ©an car elles permettent de crĂ©er des habitats particuliers pour des milliers d'espĂšces de poissons ou de coquillages", insiste le scientifique. "Par effet ricochet, c'est en partie grĂące Ă  elles que l'on peut avoir une grande diversitĂ© de pĂȘche sur les cĂŽtes."Au total, quelque 10 000 espĂšces d'algues visibles Ă  l'Ɠil nu sont dispersĂ©es sur l'ensemble de la planĂšte – des laminaires sur les littoraux bretons aux kelps de Tasmanie, en passant par les wakamĂ©s au Japon. "La ressource la moins bien exploitĂ©e au monde"Outre leur rĂŽle pour le climat et la biodiversitĂ©, ces vĂ©gĂ©taux pourraient ĂȘtre utilisĂ©s dans un grand nombre de secteurs allant de l'alimentaire Ă  l'industrie, en passant par le mĂ©dical. "Aujourd'hui, c'est l'une des ressources les moins bien exploitĂ©es de la planĂšte", insiste Vincent Doumeizel, auteur de l'ouvrage "La RĂ©volution des algues" Ă©d. des Équateurs."Notre planĂšte est composĂ©e Ă  70 % d'eau et pourtant nos mers et ocĂ©ans ne servent qu'Ă  3 % de notre alimentation. C'est absurde", poursuit-il. C'est d'ailleurs ce constat qui a poussĂ© cet ancien employĂ© du secteur agroalimentaire Ă  s'intĂ©resser aux vĂ©gĂ©taux aquatiques. "Nous savons que l'un des grands dĂ©fis de ce siĂšcle, c'est que nous avons atteint nos limites terrestres en ce qui concerne nos systĂšmes alimentaires. Nous manquons de terres, notre agriculture intensive est particuliĂšrement nocive pour la planĂšte
 Il est clairement temps de rĂ©flĂ©chir Ă  de nouveaux usages."Or, les algues semblent avoir tout d'un ingrĂ©dient magique. DĂ©jĂ  consommĂ©es quotidiennement en Asie, elles sont plĂ©biscitĂ©es par les diĂ©tĂ©ticiens bourrĂ©es de protĂ©ines, de vitamines et de fibres, elles ne concentrent que peu de lipides. Selon une Ă©tude menĂ©e par l'universitĂ© de Wageningen, aux Pays-Bas, dĂ©dier 2 % des ocĂ©ans Ă  la culture, avec les Ă©cosystĂšmes qui y sont liĂ©s – leurs poissons et coquillages –, pourrait ainsi permettre de couvrir les besoins en protĂ©ines de toute la compter qu'il n'y a pas que les humains qu'elles peuvent nourrir. "On peut s'en servir comme alimentation pour les animaux, notamment les bovins. Cela permettrait d'amĂ©liorer leur systĂšme immunitaire", assure Vincent Doumeizel. Dans l'agriculture, la France compte dĂ©jĂ  par ailleurs plusieurs villages, majoritairement en Bretagne, les utilisant comme engrais pour leurs le domaine mĂ©dical aussi, les algues commencent Ă  faire leur apparition, notamment dans des crĂšmes antifongiques ou anti-inflammatoires. La fucale est ainsi connue pour soulager les brĂ»lures d’estomac. Autre exemple rĂ©cemment, un brevet a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© pour une crĂšme et un gel Ă  base de Skeletonema marinoi pour lutter contre l' ce qui concerne les usages industriels, l'Europe compte une dizaine d'entreprises qui se sont lancĂ©es dans la production d'emballages biodĂ©gradables Ă  partir d'algues, pour remplacer le plastique. "D'autres rĂ©flĂ©chissent Ă  les utiliser pour confectionner des vĂȘtements. Aux Pays-Bas, une start-up s'est quant Ă  elle penchĂ©e sur des protections hygiĂ©niques provenant d'algues", liste le spĂ©cialiste."C'est finalement dans le domaine de l'Ă©nergie qu'elles se rĂ©vĂšlent difficiles Ă  exploiter", nuance Philippe Potin. "On avait envisagĂ© pendant un temps d'en faire un agrocarburant mais les quantitĂ©s nĂ©cessaires sont bien trop importantes."L'Asie pionniĂšre, le reste du monde Ă  la traĂźne"En rĂ©alitĂ©, tout cela n'a rien de nouveau. Les algues sont consommĂ©es depuis des centaines d'annĂ©es. Les hommes prĂ©historiques en mangeaient, ainsi que des populations autochtones partout dans le monde", explique Vincent Doumeizel. "La pratique a simplement disparu quasiment partout Ă  l'Ă©poque grĂ©co-romaine, sauf en Asie."Aujourd'hui, l'Asie, pionniĂšre dans l'algoculture, c'est-Ă -dire la culture d'algues dans des bassins artificiels, concentre 99 % de la production mondiale. En 2015, la Chine caracolait loin en tĂȘte, avec 13 millions de tonnes collectĂ©es, suivie par l’IndonĂ©sie avec 9 millions de tonnes. Des champs d'algoculture au large de la province de Fujian, en Chine, en dĂ©cembre 2019. © Hector Retamal, AFP En Europe, ce sont la France et la NorvĂšge qui dominent une production encore trĂšs limitĂ©e. Contrairement Ă  l'Asie, l'algoculture y est encore balbutiante. Selon le rapport pour une Ă©conomie bleue 2021 de la Commission europĂ©enne, seulement 32 % des algues en sont issues en Europe. Les 68 % restants viennent d'une rĂ©colte dite sauvage, c'est-Ă -dire de l'arrachage de ces vĂ©gĂ©taux directement dans leur milieu naturel. "On est vraiment au stade du chasseur-cueilleur !", ironise Vincent marchĂ© mondial est cependant en pleine expansion. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture FAO, la production a triplĂ© entre 2000 et 2018. C’est "le secteur de production alimentaire qui progresse le plus rapidement au niveau mondial", note l’ un Ă©quilibre entre exploitation et protectionAujourd'hui, Philippe Potin et Vincent Doumeizel appellent Ă  accĂ©lĂ©rer l'algoculture. "Outre le potentiel Ă©conomique, c'est d'autant plus crucial que beaucoup d'algues disparaissent aujourd'hui massivement Ă  cause du rĂ©chauffement des ocĂ©ans liĂ© au dĂ©rĂšglement climatique", explique Philippe Potin, citant l'exemple du large de la Californie oĂč une forĂȘt d'algues a rĂ©gressĂ© de 80 % ces derniĂšres annĂ©es. "DĂ©velopper l'algoculture permettra de restaurer des Ă©cosystĂšmes.""Mais Ă©videmment, cela doit se faire de façon trĂšs raisonnĂ©e et prudente", poursuit-il. "Il n'est pas question d'abĂźmer encore plus nos ocĂ©ans en faisant n'importe quoi pour faire pousser des algues Ă  tout prix." En Asie, l'algoculture montre en effet certaines limites. Comme l'agriculture intensive classique, elle est rĂ©guliĂšrement pointĂ©e du doigt car elle prend souvent le pas sur d'autres activitĂ©s liĂ©es Ă  la mer. L'usage d'engrais pour accĂ©lĂ©rer la production est par ailleurs frĂ©quent. "Et il s'agit souvent de monocultures qui Ă©crasent, de fait, d'autres espĂšces", dĂ©plore Philippe Europe, il existe par ailleurs une difficultĂ© majeure "Sur les milliers d'espĂšces d'algues existantes, nous ne sommes capables aujourd'hui de n'en cultiver qu'une dizaine, et surtout des espĂšces asiatiques", explique le biologiste. "Il faut donc qu'on accentue les travaux de recherche sur nos espĂšces europĂ©ennes. On veut Ă©viter d'importer des algues exotiques qui perturberaient les Ă©cosystĂšmes."Philippe Potin et Vincent Doumeizel ont ainsi pris la tĂȘte de la Safe Seaweed Coalition. Cette nouvelle organisation est gĂ©rĂ©e par les Nations unies, le CNRS et la Fondation Lloyd's Register. Leur ambition rassembler les industriels, les scientifiques et les producteurs pour structurer cette exploitation et mettre en place une lĂ©gislation Ă  l'Ă©chelle One Ocean Summit, Vincent Doumeizel doit par ailleurs s'entretenir avec Barbara Pompili, la ministre de la Transition Ă©cologique. "La France a un potentiel Ă©norme. Nous avons en Bretagne une zone algale unique au monde. Il faut que le gouvernement en prenne conscience." EnBretagne les algues ont trouvĂ© de nombreuses utilisations, On ne cultive pas encore de nori en Bretagne mais une Ă©conomie basĂ©e sur la rĂ©colte et l'Ă©levage d'algues est en plein dĂ©veloppement. Si de nombreuses start-up s'aventurent dans la cosmĂ©tique marine, dans la confection de tartares d'algues ou la vente d'algues
SociĂ©tĂ© VIDÉO. Plusieurs plages bretonnes voient se multiplier des marĂ©es vertes » cet Ă©tĂ©. La prolifĂ©ration des algues n'est pourtant pas nouvelle dans cette rĂ©gion. Les premiers Ă©chouages d'algues vertes ont commencĂ© cette annĂ©e plus tĂŽt que prĂ©vu dĂšs le mois de mai. Et les services municipaux, chargĂ©s de nettoyer les plages de nombreuses communes littorales de Bretagne, sont aujourd'hui dĂ©bordĂ©s. Alors que les premiers estivants arrivent, les maires des CĂŽtes-d'Armor ont appris avec inquiĂ©tude, dĂ©but juillet, que l'usine de Lantic, chargĂ©e de traiter ces algues, devait fermer quelques jours. Avec 8 000 tonnes d'algues [et de vase] enlevĂ©es en moins de deux mois, les autoritĂ©s atteignent leurs limites en termes de traitement du problĂšme », tĂ©moigne InĂšs LĂ©raud, journaliste qui signe, avec Pierre Van Hove, un livre 1 consacrĂ© Ă  ce LIRE AUSSILe spectre des algues vertesInstallĂ©e en Bretagne depuis 2015, cette trentenaire enquĂȘte depuis trois ans sur le phĂ©nomĂšne qui frappe particuliĂšrement, du fait des courants, les localitĂ©s qui entourent la baie de Saint-Brieuc. Son ouvrage raconte, de maniĂšre trĂšs pĂ©dagogique, comment les autoritĂ©s ont d'abord refusĂ© de regarder le problĂšme en face. Les Ă©lus ont longtemps Ă©tĂ© dans le dĂ©ni, car ils craignaient les retombĂ©es nĂ©gatives en termes de tourisme », relĂšve l'auteur. Mais le phĂ©nomĂšne ne peut plus ĂȘtre ignorĂ©. Les mouvements Ă©cologistes locaux ont beaucoup fait pour aider Ă  cette prise de conscience », note InĂšs LĂ©raud. La France a ainsi Ă©tĂ© condamnĂ©e en 2004 par la Cour de justice europĂ©enne pour ne pas avoir identifiĂ© comme zones sensibles » les baies de Douarnenez, de Concarneau et de Vilaine, dans le golfe du Morbihan, ainsi que la rade de Lorient et l'estuaire de l'Élorn. La justice française a Ă©galement sanctionnĂ© l'inaction de l'État en la sujet est un enjeu de santĂ© publique. Depuis la premiĂšre marĂ©e verte, observĂ©e en 1971, un peu plus Ă  l'ouest, Ă  Saint-Michel-en-GrĂšve, prĂšs de Lannion, les marĂ©es vertes sont soupçonnĂ©es d'avoir provoquĂ© la mort de quatre personnes. Dernier cas en date, le dĂ©cĂšs suspect d'un ostrĂ©iculteur de 18 ans, samedi dernier, dans la baie de Morlaix. Lorsqu'elles sont Ă©chouĂ©es sur la grĂšve, les algues vertes, qui ressemblent Ă  une sorte de laitue marine, Ă©mettent, en effet, un gaz toxique en pourrissant. Cet hydrogĂšne sulfurĂ© H2S, dont l'odeur d'Ɠuf pourri empeste les vasiĂšres du Morbihan oĂč les algues ne peuvent pas toujours ĂȘtre enlevĂ©es, pourrait ĂȘtre Ă  l'origine de trĂšs nombreuses intoxications. J'ai rĂ©coltĂ© beaucoup de tĂ©moignages qui me laissent penser que la disparition de nombreux pĂȘcheurs Ă  pied n'est pas due aux seuls courants. De mĂȘme, on me rapporte beaucoup de maladies respiratoires chroniques qui pourraient ĂȘtre imputĂ©es Ă  l'H2S », pointe InĂšs Ă©leveurs de porcs pointĂ©s du doigtL'origine du problĂšme est clairement identifiĂ©e. Depuis un rapport rendu par l'Ifremer en 2003, il est Ă©tabli que la prolifĂ©ration de l'espĂšce Ulva armoricana que l'on retrouve dans toute la rĂ©gion et de sa cousine l'Ulva rotundata qui se dĂ©veloppe surtout dans le sud de la Bretagne est directement liĂ©e Ă  l'augmentation des concentrations d'azote dans l'eau de mer. C'est l'une des consĂ©quences de la hausse exponentielle des taux de nitrate constatĂ©s dans nos cours d'eau depuis une gĂ©nĂ©ration », pointait, dĂšs 2007, le rĂ©seau CohĂ©rence, qui rassemble plus d'une centaine d'associations environnementales. Or, les analyses, effectuĂ©es Ă  l'initiative de l'association Eau et RiviĂšres de Bretagne qui fĂȘte cette annĂ©e ses 50 ans rĂ©vĂšlent que ces taux ont Ă©tĂ© multipliĂ©s par sept en trente ans. Ils dĂ©passent, en une vingtaine de points de la rĂ©gion, le plafond de 50 mg/litre Ă©dictĂ© par l'Union europĂ©enne en du doigt par nombre d'associations Ă©cologistes, les Ă©leveurs de porcs bretons se refusent Ă  assumer seuls la responsabilitĂ© de cette pollution. Les Ă©leveurs ont bon dos dans cette histoire de nitrates. La filiĂšre porcine n'est pas seule en cause. Les dĂ©faillances des stations d'Ă©puration des collectivitĂ©s dont la population explose littĂ©ralement l'Ă©tĂ© ne sont pas sans peser aussi sur la qualitĂ© des eaux », riposte-t-on Ă  la FĂ©dĂ©ration nationale porcine. Il est vrai que le lisier de volaille et les engrais utilisĂ©s dans la culture du maĂŻs ou du blĂ© d'hiver contribuent, eux aussi, Ă  la pollution par les rĂ©glementaire de plus en plus strict des Ă©pandages de lisier et la mise en place des systĂšmes de litiĂšres organiques visant Ă  protĂ©ger les nappes phrĂ©atiques dans les Ă©levages hors-sol avait permis de diminuer depuis dix ans, les rejets d'azote dans l'eau. Et depuis les grosses marĂ©es de 2010, les marĂ©es vertes tendaient Ă  diminuer. Mais la canicule que nous avons connue en juin a Ă©tĂ© propice aux marĂ©es vertes », relĂšve InĂšs LĂ©raud, qui se rĂ©jouit que les sĂ©ances de signature auxquelles elle participe dans la rĂ©gion permettent de libĂ©rer la parole.1 Algues vertes, l'histoire interdite, d'InĂšs LĂ©raud et Pierre Van Hove, coĂ©dition la Revue dessinĂ©e/ Delcourt, 159 pages, 19,99 euros. Je m'abonne Tous les contenus du Point en illimitĂ© Vous lisez actuellement Ces algues vertes qui empoisonnent la Bretagne depuis... 1971 50 Commentaires Commenter Vous ne pouvez plus rĂ©agir aux articles suite Ă  la soumission de contributions ne rĂ©pondant pas Ă  la charte de modĂ©ration du Point. Vous ne pouvez plus rĂ©agir aux articles suite Ă  la soumission de contributions ne rĂ©pondant pas Ă  la charte de modĂ©ration du Point.
Sortierécolte et dégustation d'algues à Lanildut Préparez votre Visite. Consultez les Horaires Avis sur cette visite et le Plan d'Accés Tél et Coordonnées

Une PME bretonne croit aux algues pour dĂ©velopper de nouveaux produits aux vertus santĂ© et nutritionnelles, destinĂ©s au monde de l’élevage, voire Ă  l’homme. Il faut croire qu’HervĂ© Balusson voit la vie en bleu, tout comme le blouson qu’il porte lors des Ă©vĂ©nements mĂ©diatiques de son entreprise. En 1995, le fondateur d’Olmix, ex-cadre de la sociĂ©tĂ© Roullier, se lance dans le sulfate de cuivre. ImportĂ© des Pays de l’Est, ce composĂ© minĂ©ral bleu est employĂ© comme source d’oligoĂ©lĂ©ments en nutrition le PDG affiche encore le bleu Ă  travers l’utilisation de matiĂšres actives issues de la mer, ou plutĂŽt tirĂ©es des algues qui la peuplent. Cette nouvelle orientation stratĂ©gique a Ă©tĂ© suscitĂ©e par l’utilisation des extraits algaux lors de la mise au point de l’amadĂ©ite dans les annĂ©es 2002-2004. Cette argile, une montmorillonite modifiĂ©e et brevetĂ©e, a des propriĂ©tĂ©s absorbantes amĂ©liorĂ©es dessiccation, fixation de toxines
. Elle entre dans la composition des produits de la gamme Ecoconcept Mistral, M poux, MTX+
.Projet Ulvans, un budget de 25 millions d’euros Bien qu’une centaine d’entreprises françaises opĂšrent dans les algues, Olmix a voulu crĂ©er sa propre filiĂšre, sans doute pour maĂźtriser son approvisionnement. Son projet dĂ©nommĂ© Ulvans » acronyme d’ulves, valorisation, nutrition, santĂ© est ambitieux. Il s’agit de rĂ©colter en mer des algues vertes Ulva lactuca, ci-dessus ou rouges Soliera chordalis, de les traiter pour en extraire les principes actifs propres aux algues des polysaccharides sulfatĂ©s et de mettre au point des produits commerciaux Ă  visĂ©es nutritionnelles et de groupe Olmix s’est associĂ© Ă  des partenaires scientifiques CNRS de Mulhouse, universitĂ© de Bretagne sud et Ă©conomiques Sica Saint Pol de LĂ©on, PRP technologies. La Sica, ou plutĂŽt Agrival sa filiale de valorisation des dĂ©chets lĂ©gumiers, se charge de prĂ©traiter les algues vertes lavage, tri, nettoyage, premier fractionnement, stockage, conservation dans sa bioraffinerie » de PlouĂ©nan dans le FinistĂšre, inaugurĂ©e en septembre 2013. Plusieurs sites de collecte existent en Manche et sur la façade atlantique. Un gisement d’algues rouges, estimĂ© Ă  80 000 tonnes site, est exploitĂ© Ă  Saint Hilaire de Riez en VendĂ©e depuis quelques mois. Olmix achĂšve le process dans son alguerie » de BrĂ©han dans le Morbihan. Il extrait les principes actifs, pour son compte et celui de PRP qui met au point des solutions destinĂ©es aux grandes cultures et aux sols, tan-dis qu’Olmix vise les secteurs vĂ©gĂ©tal et animal. ChiffrĂ© Ă  25 millions d’euros sur 2011-2015, le programme Ulvans a Ă©tĂ© soutenu par BPI avec une aide de 10,7 millions d’ muscler et diriger son service R&D, HervĂ© Balusson a embauchĂ© Pi Nyvall Collen en 2012. BardĂ©e de diplĂŽmes, cette scientifique suĂ©doise connaĂźt bien la biochimie des algues. Avec le service marketing, elle Ă©labore la gamme des futurs produits destinĂ©s aux Ă©levages de rente. Le positionnement est rĂ©solument de proposer une alternative naturelle Ă  l’allopathie, notamment aux antibiotiques. Depuis deux ans, l’Inra du Val de Loire teste des extraits d’algues. Mustapha Berri a constatĂ© une activitĂ© antibactĂ©rienne, ainsi qu’une stimulation de l’expression des mĂ©diateurs de l’immunitĂ© sur des cellules intestinales de porc. Des activitĂ©s antibactĂ©riennes et immunitaires Au moins trois brevets sont en cours de dĂ©pĂŽt stipule HervĂ© Demais, conseiller scientifique d’Olmix. Plusieurs produits visant Ă  stimuler les dĂ©fenses immunitaires innĂ©es, contenant entre autres des extraits d’algues, ont Ă©tĂ© mis sur le marchĂ© cette annĂ©e. Ces produits ont vocation Ă  enrichir la palette des solutions qui amĂ©liorent l’écosystĂšme digestif et la vie de l’animal, mais aussi des plantes. C’est la gamme Algo-Bio pour les animaux et la gamme Marathon pour les vĂ©gĂ©taux. En Ă©levage, ces produits liquides ou comprimĂ©s effervescents sont administrĂ©s dans l’eau de boisson Ă  certains moments-clĂ©s et par courte cure 3-5 jours. Quels en sont les impacts ? Une baisse de 22 % de la mortalitĂ© et de 14 % des saisies a Ă©tĂ© constatĂ©e sur plus de 200 000 poulets traitĂ©s au moment d’une vaccination Gumboro rapporte BenoĂźt QuĂ©ro, vĂ©tĂ©rinaire. Pourtant, les niveaux d’anticorps Gumboro n’ont pas Ă©tĂ© modifiĂ©s. La tendance est positive, ajoute Claudio Chimienti, un autre vĂ©tĂ©rinaire. Le ressenti des Ă©leveurs est celui d’une amĂ©lioration. Avec cette gamme, on travaille sur la durĂ©e. » PrĂ©sentĂ©e en 2004 comme une nanotechnologie aux applications nombreuses, la crĂ©ation de l’amadĂ©ite n’a pas suscitĂ© toutes les retombĂ©es escomptĂ©es par Olmix, notamment dans la cosmĂ©tique. La diversification vers les algues sera peut-ĂȘtre la bonne pour HervĂ© mĂ©connu en France Le groupe Olmix rĂ©alise 65 millions d’euros de chiffre d’affaires consolidĂ© environ. Durant de nombreuses annĂ©es, les sulfates de cuivre et de fer surtout pour les cimentiers en ont Ă©tĂ© les deux piliers. DĂšs 1997, HervĂ© Balusson a cherchĂ© Ă  se diversifier avec les argiles qui ont donnĂ© naissance Ă  l’assĂ©chant Mistral. C’est ce qui a boostĂ© l’activitĂ© internationale Ă  partir des annĂ©es 2000, Ă  tel point qu’Olmix est plus connue Ă  l’étranger Asie notamment qu’en France. Plus de 65 % de son chiffre d’affaires y est rĂ©alisĂ©. En 2004, l’invention de l’amadéïte permet la crĂ©ation de la gamme Eco-concept. C’est notamment un adsorbeur de mycotoxines, qui selon Olmix, est aussi performant que ceux des deux leaders du marchĂ©. Les algues devraient accĂ©lĂ©rer les ventes de produits techniques, Ă  meilleure valeur ajoutĂ©e et moins concurrenciables. Une approche industrielle contestĂ©e Mais l’initiative d’Olmix est loin de faire l’unanimitĂ© en Bretagne. Industrialiser la rĂ©colte des algues vertes en suspension dans le filet d’eau de la plage ou en pleine mer inquiĂšte les Ă©cologistes. Les opposants dĂ©noncent aussi le coĂ»t du projet, son irrationalitĂ© et son ambition dĂ©mesurĂ©e. La communication d’Olmix a parfois Ă©tĂ© survendeuse », faisant miroiter une nouvelle Ă©conomie de la mer qui n’en est encore qu’à ses balbutiements et la perspective de nouvelles molĂ©cules aux vertus encore Ă  dĂ©couvrir et Ă  dĂ©montrer. Le chiffre de 60 000 tonnes Ă  collecter a Ă©tĂ© citĂ©, alors que les rĂ©coltes n’ont pas dĂ©passĂ© le millier de tonnes brutes. Le projet n’a pas vocation Ă  rĂ©soudre la problĂ©matique des algues vertes cette opposition, Olmix continue de travailler amĂ©lioration des procĂ©dĂ©s de rĂ©colte, recherche et dĂ©veloppement en interne et en externe, mise au point de produits commerciaux. Nous sommes une entreprise. Nous n’avons pas le temps d’attendre cinq ou dix ans avant de sortir des produits », souligne HervĂ© Demais, le conseiller scientifique du groupe et dĂ©couvreur » de l’amadĂ©ite.

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